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lundi 8 mars 2010

LA CREATION D'UNE NORME "HAUTE QUALITÉ SOCIALE"

Le contexte

La recherche de seuils de profitabilité toujours plus élevés, la mise en concurrence permanente des salariés et la concurrence des pays émergents ont bouleversé l’organisation des entreprises et fragilisé les conditions de travail en leur sein. Le stress professionnel, l’absence de perspectives de carrière et de périodes de formation continue, l’extension des horaires décalés, etc. sont autant de symptômes d’une économie qui place la rentabilité, et non l’humain, au cœur de son processus de production de valeur.

Le bilan de la droite

Depuis 2002, la droite a procédé à une casse méthodique des protections qu’apportait le Code du travail. Les conventions collectives, la durée du travail, les conditions de licenciement ou le droit de grève ont ainsi été écornés ou remis en cause. Dans le même temps, le travail des inspecteurs du travail a été restreint et leurs rapports peu exploités ou suivis d’effets.

Notre proposition

L’amélioration des conditions de travail est pour nous une priorité. Avec la crise, la situation des salariés s’est encore dégradée. Les collectivités locales, au premier rang desquelles la Région, doivent exercer leur devoir d’innovation sociale et d’ingérence économique pour protéger la qualité de l’emploi et les salariés. En nous inspirant de la norme de Haute Qualité Environnementale, nous mettrons en place une norme de Haute Qualité sociale qui s’imposera aux entreprises signant des contrats avec la Région Île-de-France, avec pour objectif d’atteindre 20% de la commande publique à la fin du mandat. Cette norme HQS s’appuiera sur des critères qualitatifs et quantitatifs : non-discrimination, procédures équitables et transparentes dans la notation, l’avancement et les sanctions, garantie de formation professionnelle, limitation du recours aux contrats précaires et aux stagiaires, limitation du temps partiel non voulu et du temps de travail émietté, respect des normes d’hygiène et de sécurité, dialogue social, prise en compte du stress dans l’organisation du travail, etc. Cette démarche s’appuiera sur le dialogue continu que nous avons su entretenir avec les organisations syndicales, les fédérations professionnelles, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) ou l’Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT).

jeudi 4 mars 2010

DES TERRITOIRES ECOLOGIQUEMENT PRIORITAIRES

Contexte

En Ile-de-France, les territoires socialement défavorisés cumulent aussi les inégalités environnementales : bruit, atteinte à la qualité de l’air, de l’eau, faible isolation des logements sociaux, manque d’espaces verts, risques industriels majeurs, etc. Ces territoires, nous devons les considérer comme écologiquement prioritaires, c’est-à-dire nécessitant la mobilisation de tous et la mise en œuvre de moyens concentrés et massifs.

Bilan de la droite

Alors que le Gouvernement s’est engagé dès 2007 dans un Grenelle de l’Environnement, nous attendons toujours, trois ans après, les décrets d’application des lois issues du Grenelle. Le projet de taxe carbone tel qu’initié par Nicolas Sarkozy est socialement injuste et écologiquement inefficace. Plutôt que de mettre en place une politique écologique globale, le Gouvernement se défausse de ses responsabilités en faisant peser la charge sur les ménages.

Nos propositions

Parce que les territoires qui cumulent les inégalités environnementales sont également ceux qui cumulent les inégalités sociales, il est nécessaire de lier l'enjeu social et l'enjeu environnemental. C'est pourquoi la Région se propose de mettre en place une carte francilienne de cumul des inégalités écologiques, en superposant les cartes du bruit, de l'air, de l'eau notamment. Elle permettrait de repérer ces Territoires Ecologiquement
Prioritaires (TEP) qui pourraient alors bénéficier d'un dispositif régional spécifique. Après un diagnostic partagé avec les acteurs locaux (élus, associations, habitants) et une fois ces territoires définis, un contrat entre la Région et les collectivités concernées pourra être signé. Ce contrat permettra de définir les urgences et les mesures à prendre en fonction d'un certain nombre d'indicateurs qui caractériseraient un Territoire Ecologiquement Viable. Verbatim « La Région partenaire est une Région qui œuvre pour une cohésion territoriale par la cohésion écologique. Offrir à tous un égal accès à un environnement de qualité suppose une prise en compte globale des impératifs écologiques.